1-800-flowers.com ouvre un store dans Facebook ou comment concilier réseaux sociaux et e-commerce

Nombreux sont ceux qui annoncent une
révolution dans le commerce électronique avec la montée en
puissance des réseaux sociaux et plus généralement du Web 2.0. S’il est
clair que les conversations entre clients au sein de différentes
communautés (familiales, amicales, professionnelles,
d’intérêt, etc...) modifient certainement le déroulé du
processus d’achat et influencent certaines décisions
d’achat, il n’en demeure pas moins qu’à ce jour
très peu de transactions marchandes se réalisent réellement grâce
aux réseaux sociaux ou dans les réseaux sociaux eux-mêmes.
La décision du site américain 1-800-Flowers.com d’ouvrir un magasin
au sein du réseau social Facebook constitue une réelle avancée dans
l’intégration des réseaux sociaux dans le processus de vente.
Jusqu’alors, les marques et entreprises se contentaient de
créer dans Facebook des pages pour leurs « fans » (2691
fans pour 1-800-Flowers.com en août 009) et gérer une communication
soit événementielle, soit promotionnelle sur ce type de pages. On
reste donc dans l’animation classique d’une communauté
de clients, qui aujourd’hui, s’adjoint de plus en plus
le site de micro-bloging Twitter, comme 1-800-Flowers.com : http://twitter.com/1800flowers.

La page de 1-800 flowers.com permet
donc directement depuis Facebook de commander un bouquet de fleur
sans passer par leur site traditionnel.

Internet retailing parle de
« distributed internet retailing ». Que faut-il
entendre par ce terme ? Tout simplement que la distribution en
ligne, même pour un pure player, ne peut aujourd’hui se
limiter à son seul site marchand. L’acquisition des clients
étant de plus en plus coûteuse, être présent dans les espaces
numériques où se trouvent les clients, permet de toucher une
clientèle qui passe de plus en plus de temps dans ces
espaces.
Ainsi, il est de plus en plus commun que les stratégies
multi-canaux en ligne combinent un site marchand de la marque, un
store sur des marketplaces comme eBay, Amazon, Pixmania (et désormais Facebook qui trouve là un
moyen de monétiser son audience).
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Moteurs de recherche: Google ultra dominant partout ?
Google domine outrageusement dans certains pays comme en France où sa domination ne faiblit guère (voir le graphique ci-dessous).
En France, les moteurs alternatifs restent marginaux et ceux des F.A.I. (Orange, Free) peinent à exister et dépasser la barre des 1% de part de marché.

source: XitiMonitor
Cependant la situation n’est pas homogène selon les pays, comme en atteste la synthèse produite par Zoorgloob en mars 2009.
Le tableau des données illustre bien que certains pays échappent encore à la domination de Google comme la Chine, la Russie, le Japon, la Corée du Sud.
Il n’en demeure pas moins que dans de nombreux pays Google dépasse les 80% de part de marché.

Source : Zorgloob
Il est intéressant de noter
qu’aux Etats-Unis, Google ne domine pas autant qu’en
Europe. Yahoo! et Live Search, Ask résistent mieux à la toute
puissance de Google.
Cette situation en Europe amène les responsables des campagnes
d’acquisition de trafic et de clients potentiels à toujours
privilégier davantage Google.
Cette situation de quasi monopole risque-t-elle d’amener à un
abus de position dominante?
Pour l’instant rien ne permet de le penser.
Cependant, la position de Google quant à certains contenus (livres,
sites d’actualités) reste des plus problématiques pour les
producteurs de ces contenus.
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Flux RSS, Widgets et commerce électronique
Ces flux représentent-ils un intérêt quelconque pour les sites marchands ?
Oui à plus d'un titre !
Afin d'illustrer les usages possibles dans le cadre d'une raltion commerciale, on a rassemblé sur une page Netvibes différents flux RSS de différents sites afin de montrer les applications différentes. On y trouvera donc des flux émanant de La Fromagerie, Fnac.com, LDLC.com, Cofinoga, Rueducommerce, Amazon, Caradisiac, Décathlon

Frais de livraison des livres: la jurisprudence Alapage.com
Le conflit qui oppose Amazon, Alapage et le Syndicat Français des Librairies est un cas pédagogique à la fin de ce chapitre.
Le cas reprend le conflit juridique qui oppose le SLF à Amazon et Alapage.
Ceux-ci "offrent" les frais de livraison des livres. Le SLF argue depuis longtemps que du fait du prix unique du livre en France depuis la loi Lang, ces sites ne respectent pas la loi.
Plusieurs condamnations en première instance et en appel ont confirmé cette vision ( voir ici).
Or, la cour de Cassation en date du 6 mai 2008, vient de renverser totalement cette analyse en donnant raison à Alapage.com et en renvoyant l'affaire en Cour d'appel qui pourra difficilement ignorer l'analyse faite par la plus haute instance juridictionnelle française.
La gratuité des frais de port doit donc être vue comme une action promotionnelle ou une action de fidélisation du site marchand et non comme un acte de concurrence déloyale avec les libraires indépendants. Nul doute que la France est en train de revenir à une situation "normale" en la matière car aucun autre pays européen ne se pliait à de telles règles en matière de vente à distance du livre.


