Fraude en ligne : les données 2009

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La dématérialisation des transactions marchandes sur Internet permet de nombreux types de fraude: scam ou fraude 4-1-9, fraude au clic, usurpation d’identité, détournement de comptes clients par phishing, etc (1)... L’absence, dans la plupart des transactions courantes de type B2C, d’infrastructure d’authentification autorise les fraudeurs à tromper la vigilance des e-marchands. La sécurisation des transactions et des paiements constitue donc un enjeu de taille pour les acteurs du commerce électronique (voir le chapitre 4: Choix d'une infrastructure de commerce électronique).

Depuis 2007 (analyse de la fraude en ligne en 2007, et la fraude en ligne en 2008), nous analysons les données fournies par l’Observatoire de la sécurité des cartes de paiement.

Le taux de fraude à la carte bancaire reste à un niveau très faible en France en 2009 même si il croît depuis trois ans: 0,072% contre 0,069% en 2008. Il s’agit là du pourcentage de transactions frauduleuses et non du montant de la fraude. Celui-ci représente 342,4 millions d’euros en évolution de 6,9% par rapport à 2008 (le montant total des transactions par carte bancaire en 2009 s’élève à 477,3 milliards d’euros).

La fraude progresse plus rapidement que le volume des transactions (+2,9%). Cette hausse est imputable aux transactions internationales, et plus particulièrement aux paiements effectués avec une carte d’origine française à l’étranger.

En France, le taux de fraude sur les achats en ligne augmente en 2009 à 0,263% contre 0,235% en 2008. Le montant de la fraude en ligne s’élève à 51,9 millions d’euros. Le taux de fraude sur Internet reste très élevé par rapport aux transactions physiques: le taux est presque 7 fois plus élevé que le taux global (0,263% contre 0,038%).

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source : Rapport Annuel 2009, Observatoire de la sécurité des paiements, Banque de France

L’observatoire de la sécurité des paiements note: « le taux de fraude sur les paiements à distance est de nouveau en hausse en 2009 et s’établit à 0,263 % pour un montant de fraude de 82,2 millions d’euros (contre 0,252 % en 2008, pour un montant de fraude de 67,2 millions d’euros). Les paiements à distance, qui représentent 7 % de la valeur des transactions nationales, comptent ainsi désormais pour 57 % du montant de la fraude. Si cette hausse de la fraude est à relativiser compte tenu de la croissance soutenue du volume et de la valeur des paiements à distance (+ 17,1 % entre 2008 et 2009 en valeur, avec notamment 19,7 % de croissance pour les paiements sur Internet) »

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Tout comme les années précédentes, le paiement sur Internet à l’étranger s’avère toujours aussi risqué puisque le taux de fraude est 5,5 fois plus élevé que le taux de fraude en France : 1,44% contre 0,235% ! (cf. graphique ci-dessous). Le montant de ce type de fraude est toutefois en diminution.


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source : Rapport Annuel 2009, Observatoire de la sécurité des paiements, Banque de France

Comme l’an dernier, l’Observatoire s’est penché en détail sur la fraude dans le secteur de la vente à distance et apporte certains éclairages sur les secteurs les plus exposés et les taux de fraude par catégorie de produits, comme l’illustrent les deux graphiques suivants:

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source : Rapport Annuel 2009, Observatoire de la sécurité des paiements, Banque de France

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source : Rapport Annuel 2009, Observatoire de la sécurité des paiements, Banque de France

Proportionnellement, le secteur des télécoms des produits techniques et culturels demeurent des secteurs dans lesquels le taux de fraude est 2 à 3 fois plus élevés que la moyenne. Plus récemment, l’arrivée des jeux en ligne à aiguiser les appétits des fraudeurs: le secteur a un taux de fraude 4 fois plus élevé que la moyenne.

Tant que les sites n’utiliseront pas des méthodes d’authentification des acheteurs (identifier la réalité de leur identité ) , la fraude continuera d’exister dans le commerce électronique tout comme elle existe en magasin. A cet égard le développement de méthodes de paiement recourant à de l’authentification comme le mécanisme 3D Secure permet d’envisager une baisse progressive de la fraude à la carte (voir le § 4.3 du rapport 2009, « Les réactions face à l’utilisation de dispositifs de sécurisation des paiements en ligne sont toujours positives ».)

Le rapport 2009 comporte à cet égard une étude détaillée des systèmes d’authentification et une étude de leur acceptabilité par les clients français (voir la partie 4 du rapport 2009: PERCEPTION PAR LES PORTEURS DE LA SÉCURITÉ DES CARTES DE PAIEMENT. Dans leur grande majorité, ceux-ci se montrent prêts à utiliser ce type de solution. Il est donc urgent que les banques et les sites marchands généralisent ces dispositifs afin d’accroître la sécurité des transactions en ligne et ainsi permettre le développement du commerce électronique B2C.



(1) pour une définition des différents types de fraude à la carte bancaire, voir l’annexe D du rapport annuel 2008 de l’Observatoire de la sécurité des cartes de paiement.





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Centre commerciaux et commerce électronique

[MAJ] 26 Juin 2010

La concurrence du canal électronique par rapport aux centres commerciaux semblent avoir quelque effet puisqu’en 2010, le discours a sensiblement évolué, pa rapport à 2008 (cf. ci-dessous) comme le signale le magazine professionnel LSA : « ... Contrairement aux centres commerciaux, les sites marchands fonctionnent sept jours sur sept et 24 heures sur 24, ne sont pas soumis aux mêmes autorisations d'ouverture et ne payent pas la taxe locale sur la publicité extérieure, a-t-il souligné. L'e-commerce bénéficie de conditions "extrêmement favorables », a-t-il estimé. « Je ne désespère pas un jour qu'il soit soumis aux mêmes taxes que nous, ce serait quand même justice", a-t-il ajouté ». Ces déclarations d’Eric Ranjard, président du Conseil national des centres commerciaux (CNCC) montrent bien que cette catégorie d’acteurs préfère imposer des normes légales à ses nouveaux cocurrents, plutôt que de s’adapter à cette nouvelle donne, en repensant sérieusement l’expérience client dans ce type de lieux de vente.
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Dans un entretien au journal La Tribune( 02/06/08), Jean-Michel Silberstein : le délégué général du Conseil National des Centres Commerciaux s'exprime sur le lien entre commerce classique et e-commerce. Ces propos sont intéressants dans la perspective d'une stratégie de distribution multicanal. Extraits.

"Quels sont les liens existants entre les centres commerciaux et le commerce électronique ?
Nous devons aujourd'hui fortement travailler ensemble. Le e-commerce est un complément indispensable du commerce physique, ne serait-ce que pour que le consommateur prépare ses achats. C'est un élément dont il faut tenir compte. Les enseignes qui sont à la fois présentes sur internet et dans un centre sont clairement les enseignes gagnantes.

Peut-on attendre d'un centre commercial "physique" qu'il développe son double virtuel ?
Non, il n'y a pas de projet de cet ordre. Notre métier est de faire se déplacer les consommateurs. Nos performances sont directement d'autant plus liées au trafic qu'il y a dans les centres commerciaux des restaurants, des cinémas... Nous affichons aujourd'hui 40 millions de visiteurs par an. C'est sur ce business-model qu'il faut que nous nous appuyions."

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