Fraude en ligne les données 2010
Depuis 2007 (analyse de la fraude en ligne en 2007, et la fraude en ligne en 2008, analyse de l’année 2009), nous analysons les données fournies par l’Observatoire de la sécurité des cartes de paiement.
Les données de 2010 montrent une progression de la fraude à la carte bancaire sur les transactions en ligne en France à 0,273% contre 0,263% pour un montant de 73, 9 millions € (contre 51,9 millions € en 2009).
Source: Observatoire de la sécurité des cartes de paiement
Cinq catégories de produits/services concentrent à eux seuls 80% de cette fraude en ligne:
| Secteurs
|
Montant en m€
|
En % du total
|
|
Voyage, transport
|
19,9
|
19,8 % |
|
Services aux particuliers
|
17,3
|
17,3 %
|
|
Commerce généraliste et
semi-généraliste
|
16,4
|
16,4 %
|
|
Téléphonie et
communication
|
15,8
|
15,8 %
|
|
Produits techniques et
culturels
|
10,9
|
10,9 |
En ce qui concerne le taux de fraude sur les transactions internationales, celui-ci régresse légèrement mais reste très supérieur (1,36% soit 5 fois supérieur) au taux français.
Source: Observatoire de
la sécurité des cartes de paiement
Fraude en ligne : les données 2009
La dématérialisation des transactions marchandes sur Internet permet de nombreux types de fraude: scam ou fraude 4-1-9, fraude au clic, usurpation d’identité, détournement de comptes clients par phishing, etc (1)... L’absence, dans la plupart des transactions courantes de type B2C, d’infrastructure d’authentification autorise les fraudeurs à tromper la vigilance des e-marchands. La sécurisation des transactions et des paiements constitue donc un enjeu de taille pour les acteurs du commerce électronique (voir le chapitre 4: Choix d'une infrastructure de commerce électronique).
Depuis 2007 (analyse de la fraude en ligne en 2007, et la fraude en ligne en 2008), nous analysons les données fournies par l’Observatoire de la sécurité des cartes de paiement.
Le taux de fraude à la carte bancaire reste à un niveau très faible en France en 2009 même si il croît depuis trois ans: 0,072% contre 0,069% en 2008. Il s’agit là du pourcentage de transactions frauduleuses et non du montant de la fraude. Celui-ci représente 342,4 millions d’euros en évolution de 6,9% par rapport à 2008 (le montant total des transactions par carte bancaire en 2009 s’élève à 477,3 milliards d’euros).
La fraude progresse plus rapidement que le volume des transactions (+2,9%). Cette hausse est imputable aux transactions internationales, et plus particulièrement aux paiements effectués avec une carte d’origine française à l’étranger.
En France, le taux de fraude sur les achats en ligne augmente en 2009 à 0,263% contre 0,235% en 2008. Le montant de la fraude en ligne s’élève à 51,9 millions d’euros. Le taux de fraude sur Internet reste très élevé par rapport aux transactions physiques: le taux est presque 7 fois plus élevé que le taux global (0,263% contre 0,038%).
source : Rapport Annuel
2009, Observatoire de la sécurité des paiements,
Banque de France
L’observatoire de
la sécurité des paiements note: « le taux de
fraude sur les paiements à distance est de nouveau en
hausse en 2009 et s’établit à 0,263 % pour un
montant de fraude de 82,2 millions d’euros
(contre 0,252 % en 2008, pour un montant de fraude de
67,2 millions d’euros). Les
paiements à distance, qui représentent 7 % de la
valeur des transactions nationales, comptent ainsi
désormais pour 57 % du montant de la
fraude. Si cette hausse de la
fraude est à relativiser compte tenu de la croissance
soutenue du volume et de la valeur des paiements à
distance (+ 17,1 % entre 2008 et 2009 en valeur, avec
notamment 19,7 % de croissance pour les paiements sur
Internet) »
Tout comme les années
précédentes, le paiement sur Internet à
l’étranger s’avère toujours aussi risqué
puisque le taux de fraude est 5,5 fois plus élevé que
le taux de fraude en France : 1,44% contre 0,235% !
(cf. graphique ci-dessous). Le montant de ce type de
fraude est toutefois en diminution.
source : Rapport Annuel
2009, Observatoire de la sécurité des paiements,
Banque de France
Comme l’an
dernier, l’Observatoire s’est
penché en détail sur la fraude dans le secteur de
la vente à distance et apporte certains éclairages
sur les secteurs les plus exposés et les taux de
fraude par catégorie de produits, comme
l’illustrent les deux graphiques suivants:
source : Rapport Annuel
2009, Observatoire de la sécurité des paiements,
Banque de France
source : Rapport Annuel
2009, Observatoire de la sécurité des paiements,
Banque de France
Proportionnellement, le secteur des
télécoms des produits techniques et culturels
demeurent des secteurs dans lesquels le taux de
fraude est 2 à 3 fois plus élevés que la moyenne.
Plus récemment, l’arrivée des jeux en ligne à
aiguiser les appétits des fraudeurs: le secteur a un
taux de fraude 4 fois plus élevé que la moyenne.
Tant que les sites n’utiliseront pas des
méthodes d’authentification des acheteurs
(identifier la réalité de leur identité ) , la fraude
continuera d’exister dans le commerce
électronique tout comme elle existe en magasin. A cet
égard le développement de méthodes de paiement
recourant à de l’authentification comme le
mécanisme 3D Secure permet d’envisager une
baisse progressive de la fraude à la carte (voir le §
4.3 du rapport 2009, « Les réactions face à
l’utilisation de dispositifs
de sécurisation des paiements en ligne sont
toujours positives ».)
Le rapport 2009 comporte à cet égard une étude
détaillée des systèmes d’authentification et
une étude de leur acceptabilité par les clients
français (voir la partie 4 du rapport 2009:
PERCEPTION PAR LES PORTEURS DE LA SÉCURITÉ DES CARTES
DE PAIEMENT. Dans leur grande majorité, ceux-ci se
montrent prêts à utiliser ce type de solution. Il est
donc urgent que les banques et les sites marchands
généralisent ces dispositifs afin d’accroître
la sécurité des transactions en ligne et ainsi
permettre le développement du commerce électronique
B2C.
(1)
pour une définition des
différents types de fraude à la carte bancaire, voir
l’annexe D du rapport annuel
2008 de
l’Observatoire de la sécurité des cartes de
paiement.
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Fraude et e-commerce : données 2008

La dématérialisation des transactions marchandes sur Internet permet de nombreux types de fraude: scam ou fraude 4-1-9, fraude au clic, usurpation d’identité, détournement de comptes clients par phishing, etc (1)... L’absence, dans la plupart des transactions courantes de type B2C, d’infrastructure d’authentification autorise les fraudeurs à tromper la vigilance des e-marchands. La sécurisation des transactions et des paiements constitue donc un enjeu de taille pour les acteurs du commerce électronique (2) (voir le chapitre 4: Choix d'une infrastructure de commerce électronique).
Il est cependant difficile de se faire une idée précise de l’ampleur du phénomène tant, d’un côté les médias donnent une importance parfois exagérée au sujet, tant, de l’autre côté, les organismes bancaires et marchands répugnent à communiquer sur le sujet. D’autre part, les moyens de paiements électroniques comme Click and Buy, Paypal ou Alipay ne sont pas inclus dans ces études. Or, dans certaines régions, en Chine particulièrement, le principal moyen de paiement en ligne n’est pas la carte bancaire mais des moyens comme Alipay. En outre, mesurer la fraude est complexe car il existe des délais de latence entre la réalisation de la fraude, sa découverte, et sa déclaration, comme le note le rapport 2008 de Fia-Net.
Plusieurs organismes, dans différents pays, apportent toutefois des données sur ce phénomène. L'Observatoire de la sécurité des cartes de paiement en France et en Grande-Bretagne Card Watch. Aux Etats-Unis existe le « Computer Crime & Intellectual Property » US Department of Justice qui ne produit pas de rapports sur la question. Le groupement Merchant Risk Council réalise, quant un lui, un rapport annuel sur la base d’un échantillon de ses membres (représentant environ 1/3 des ventes en ligne B2C aux U.S.A.). Selon, cette association, la fraude en ligne représente un montant de 4 milliards de $ en 2008 représentant une perte de 1,4% du chiffre d’affaires total (contre 3,6% en 2000).
En France, l’Observatoire de la sécurité des cartes de paiement, publie chaque année un rapport qui inclut les données concernant le commerce électronique grâce à un partenariat avec la FEVAD qui s’appuie sur un échantillon de 33 entreprises de vente à distance représentant 38% du chiffre d’affaires des adhérents de la FEVAD (3) (voir l’article concernant les données sur la sécurité des paiements en 2007).
Le taux de fraude à la carte bancaire reste à un niveau très faible en France en 2008: 0,069% contre 0,062% en 2007. Il s’agit là du pourcentage de transactions frauduleuses et non du montant de la fraude. Celui-ci représente 320,2 millions d’euros en évolution de 19% par rapport à 2007 (le montant total des transactions par carte bancaire en 2008 s’élève à 464,1 milliards d’euros). La fraude progresse plus rapidement que le volume des transactions (+7,7%). Cette hausse est imputable aux transactions internationales, et plus particulièrement aux paiements effectués avec une carte d’origine française à l’étranger (0,594% soit 118, 3 millions € ).
En France, le taux de fraude sur les achats en ligne diminue en 2008 à 0,235% contre 0,281% en 2007. En revanche, le montant de la fraude augmente à 38,8 millions € contre 26,4 millions € en 2007 (cf. figure 1 ci-dessous). Le taux de fraude sur Internet reste très élevé par rapport aux transactions physiques: le taux est 6,5 fois plus élevé que le taux global (0,235% contre 0,036%).
source : Rapport Annuel
2008, Observatoire de la sécurité des paiements,
Banque de France
L’observatoire de
la sécurité des paiements note (p. 22) :
« L’observation comparée des
évolutions pour les paiements par courrier /
téléphone et sur Internet montre une inversion de
tendance entre ces deux canaux. La fraude augmente
plus fortement pour les paiements sur Internet que
pour ceux effectués par courrier ou téléphone (+ 47,0
% contre + 19,7 %), mais le taux de fraude enregistré
pour les transactions par courrier / téléphone
devient supérieur compte tenu de la nette baisse du
montant de ces transactions (-14,0 %). La croissance
du montant des paiements sur Internet étant
supérieure à celle de la fraude, le taux de fraude
des transactions sur Internet diminue à 0,235 %
(contre 0,281 % en 2007). »
Tout comme les années précédentes, le paiement sur
Internet à l’étranger s’avère toujours
aussi risqué puisque le taux de fraude est 7,74 fois
plus élevé que le taux de fraude en France : 1,815%
contre 0,235% ! (cf. graphique ci-dessous).
source : Rapport Annuel
2008, Observatoire de la sécurité des paiements,
Banque de France
Cette année,
l’Observatoire s’est penché en détail sur
la fraude dans le secteur de la vente à distance et
apporte certains éclairages sur les secteurs les plus
exposés et les taux de fraude par catégorie de
produits, comme l’illustrent les deux
graphiques suivants:
source : Rapport Annuel
2008, Observatoire de la sécurité des paiements,
Banque de France
source : Rapport Annuel
2008, Observatoire de la sécurité des paiements,
Banque de France
En France, la société
Fia.Net, spécialisée dans la détection de la
fraude et l’assurance des transactions, publie
depuis plusieurs années un livre blanc sur le
phénomène, offrant une des rares sources de données
décrivant le phénomène à partir d’un
échantillon stable de sites marchands.
L’échantillon d’environ 900 sites pour
1,66 milliard € est assez représentatif des
différentes catégories de produits les plus
représentées sur le canal électronique (cf. p.7 du
rapport annuel 2008). Les données du rapport 2008
portent sur les données 2007 et s’avèrent
quelque peu différentes des seules données concernant
les cartes bancaires:
En 2007, le taux de fraudes
recensées sur les sites suivis atteint 2,63 % du
chiffre d’affaires. Le taux moyen annuel
d’impayés (c’est-à-dire les tentatives
fructueuses) atteint une moyenne de 0,16 % en 2007.
Ceci prouve l’efficacité
des sites dans la lutte contre la fraude :
pour un euro de fraude
subi, ce sont 15 euros de pertes suite à tentatives
de fraude déjouées (2,63 % de tentatives comparé à
0,16 % d’impayés) qui sont évités.
Selon ces données, le taux de fraude décroît
régulièrement depuis 2002 (cf. graphique ci-dessous):
source: FIA-net, Livre
Blanc 2008, « La fraude à la carte bancaire sur
Internet », Juin, 2008.
Cette baisse peut s’expliquer
par une prise de conscience des sites marchands et le
développement d’outils et de méthodes
spécifiques pour lutter contre la fraude. Le schéma
ci-dessous fournit le cadre global de la lutte contre
la fraude.
source: FIA-net, Livre
Blanc 2008, « La fraude à la carte bancaire sur
Internet », Juin, 2008.
source: FIA-net, Livre
Blanc 2008, « La fraude à la carte bancaire sur
Internet », Juin, 2008.
Il n’en demeure pas moins que, tant que les
sites n’utiliserons pas des méthodes
d’authentification des acheteurs, la fraude
continuera d’exister dans le commerce
électronique tout comme elle existe en magasin. A cet
égard le développement de méthode de paiement
recourant à de l’authentification comme le
mécanisme 3D Secure permet d’envisager une
baisse progressive de la fraude à la carte
(1)
pour une définition des
différents types de fraude à la carte bancaire, voir
l’annexe D du rapport annuel
2008 de
l’Observatoire de la sécurité des cartes de
paiement.
(2)
« Tous systèmes
confondus, la répartition du préjudice pour les
transactions nationales en 2008 est la suivante : 2,6
% sont supportés par les porteurs, 43,9 % sont
supportés par les établissements émetteurs et
acquéreurs et 53,5 % sont supportés par les
commerçants, principalement en vente à distance. La
part supportée par les commerçants, qui était de 46 %
en 2007, augmente de façon significative du fait de
la croissance de la fraude sur les paiements à
distance, qui est très majoritairement supportée par
les commerçants », p. 21, Rapport 2008,
Observatoire de la sécurité des cartes de paiement
(3)
p. 17 rapport 2008. Par
conséquent, les données doivent être prises avec
réserve, d’une part, parce que la tendance à
minimiser le phénomène existe du côté des marchands,
et d’autre part parce que les chiffres
concernent la vente à distance dans son ensemble et
pas uniquement le commerce électronique.
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L'avenir du commerce élecronique est la proximité: l'exemple Alloresto.fr
L’avenir du commerce électronique réside dans une large part dans le développement du commerce ... de proximité. Cette conviction s’appuie sur de nombreuses constatations:
- la confiance des clients dans des marques connues et reconnues;
- la faible part des commandes trans-frontalières au sein de l’UE;
- des coûts logistiques importants et probablement croissants du fait des coûts des carburants et des contraintes écologiques;
- des freins au paiement en ligne toujours existant chez certaines catégories de clients.
Le commerce de proximité offre des réponses à tous ces éléments qui freinent le développement du commerce électronique. Après Coursengo, Chronodrive, un bon exemple d’une réussite éclatante dans ce domaine est le site alloresto.fr intermédiaire entre le client et des restaurants dans les grandes villes de France. Alloresto se contente de médiatiser, agréger et mettre en relation des clients avec des offres multiples et variées à côté de chez ses clients puisqu’il s’agit de livraison à domicile de repas.
« En juin 1998, en pleine Coupe du Monde de football, le site alloresto.fr est mis en ligne. Le succès est immédiat, le nombre de repas commandes augmente de jour en jour : le premier annuaire de restauration à domicile sur le web est né. Fin 1998, le portail Yahoo l'élit parmi les meilleurs sites français de l'année.
Alloresto propose aujourd'hui de commander et de se faire livrer dans toutes les grandes villes françaises. Plus de 2 500 restaurants sont partenaires et le site a gagné la confiance de plus de 180 000 clients fidèles. Cette croissance des effectifs a contraint le jeune entrepreneur à troquer sa chambre d'étudiant contre des locaux à Paris et il a transformé la SARL en Société Anonyme.
Leader incontesté sur le marché de la restauration à domicile sur Internet, Alloresto a livré plus d'un million de repas en 2007, et constate une croissance mensuelle à deux chiffres régulière. » Source: alloresto.fr
Internet constitue dans cet exemple un extraordinaire moyen de ré-intermédier des transactions et de développer une offre fondée exclusivement sur l’aspect local de celle-ci. De très nombreux commerce de proximité pourrait être ainsi développé sur la base de cet exemple. Reste que les commerces de proximité n’ont pas forcément les compétences pour le faire. Mais il s’agit là indéniablement de leur seul moyen de se maintenir face à d’autres acteurs de la distribution.
Illustration: alloresto.fr
La sécurité des paiements en ligne : les données 2007

La récente publication
des données de l’année 2007 sur la fraude à la
carte bancaire offre l’occasion de revenir sur
la question de la sécurité des transactions en ligne
et plus particluièrement de leur paiement en ligne,
élément central de la confiance en ligne, abordé dans
le
chapitre 4 de l’ouvrage (pp. 133-139).
Le paiement en ligne constitue toujours en 2008 un
frein à l’achat en ligne pour une partie des
consommateurs (cf. le
chapitre 1 sur cette question)
Que disent réellement les chiffres de
« l’Observatoire de la sécurité des
cartes de paiement », organisme dépendant
de la Banque de France?
La publication du rapport 2007 permet de bien
comprendre le niveau de la fraude, son évolution, et
sa nature.
Le taux de fraude à la carte bancaire reste à un
niveau très faible en France en 2007: 0,062% contre
0,064% en 2006. Il s’agit là du pourcentage de
transactions frauduleuses et non du montant de la
fraude. Celui-ci représente 268,5 millions
d’euros en évolution de 6% par rapport à 2006
(le montant total des transactions par carte bancaire
en 2007 s’élève à 430,7 milliards
d’euros).
Pour les paiements par carte bancaire en ligne, le
tableau ci-dessous détaille l’évolution de ce
type de fraude.
Selon l’Observatoire, « Les analyses
statistiques menées par la Fédération du e-commerce et de la
vente à distance (Fevad) corroborent
les données collectées par le Groupement des
Cartes Bancaires « CB », tout en faisant
apparaître que ces dernières intègrent
probablement environ 20 % de contestations qui
s’avèrent finalement régularisées par les
porteurs. Les analyses comparées du
Groupement des Cartes
Bancaires « CB » et de la Fevad sur
l’échantillon de cette dernière montrent une
stabilité du taux de fraude sur les transactions
nationales à distance pour les cartes de type «
interbancaire », à 0,12 % (0,13 % en 2006). Cet
écart significatif avec le taux de fraude global
des paiements à distance relevé par
l’Observatoire (0,236 %) suggère, comme
l’an dernier, que le taux de fraude est moins
élevé chez les spécialistes du commerce électronique.
Le taux de fraude varie en effet selon les secteurs
d’activité, et même d’un commerçant à
l’autre, selon les mécanismes de sécurité mis
en oeuvre » (p. 22).
L’analyse des fraudes par origine (France ou
étranger) est également éclairante quant à la fraude
en ligne, comme l’illustre le tableau suivant:
La fraude à la carte bancaire est donc une réalité
bien supérieure en proportion aux autres transactions
à la carte bancaire et plus encore lors de paiement
sur des sites étrangers. Cette donnée explique
certainement la faible croisance des commandes en
ligne entre pays au sein de l’Union Européenne,
comme l’étude de l’Union le notait en
juin 2008 (voir
cet article). Il faut toutefois noter que les
statistiques des adhérents de la FEVAD sont bien
inférieures à celle de l’Observatoire et
démontre que les sites marchands expérimentés ont
de bien meilleurs niveaux de sécurité que
l’ensemble des sites marchands.
Comportement du consommateur européen en ligne
Le maché unique est-il une réalité dans le cas du commerce électronique en Europe?
Si le nombre d’européens ayant réalisé un achat en ligne ne cesse de progresser (on passe de 27 à 33% des européens), seuls 12% des européens ayant un accès Internet à domicile ont réalisé un achat à l’étranger en Européen. Cette proportion est stable depuis 2006 et souligne le manque de confiance des consommateurs pour effectuer des achats en ligne à l’étranger.
Une étude détaillée de la question est disponible sur le site de l’Union ici.
Plus généralement, l’U.E. réalise nombre d’études sur le développement du commerce électronique (voir ici)
Ce manque de confiance dans les achats à l’étranger a donc de sérieuses conséquences sur les stratégies d’internationalisation (voir le chapitre 2) des entreprises de commerce électronique. Le rachat de sites locaux apparaît donc comme un moyen de s’internationnaliser plutôt que de développer un seul site européen (que seul Pixmania semble avoir réussi)
