Mymms.fr: la personnalisation de la friandise en ligne!
La personnalisation en
ligne (mass customization) est une
fonctionnalité importante du commerce électronique
(cf. les chapitres 9 « Fidélisation
et gestion de la relation client » (pp.
318-325) et chapitre 5 «Construction
du catalogue électronique », pp.147-148).
Popularisée par Dell au travers de la fonction
« build-to-order »
(personnalisation d’un ordinateur), la
personnalisation du produit s’est étendue à
une gamme de plus en plus importante de produits:
vêtements (T-shirt), chaussures (MiAdidas, NikeId), véhicules (configurer
un véhicule Peugeot), écoute radio en ligne
(Last.fm), jouets (Lego Factory), etc...
Si la construction d’une interface en ligne
facilitant la personnalisation est toujours un enjeu
technique et ergonomique, le point fondamental du
point de vue de l’entreprise est celui de sa
capacité à adapter son outil de production à une
demande personnalisée. L’exemple du confiseur
Mars Inc. est à cet égard un très bel exemple
puisqu’il s’agit de la personnalisation
d’une friandise grâce à leur site marchand
mymms.fr!
Le processus de personnalisation en ligne est simple.
Il permet d’ajouter un message personnalisé sur
la friandise et le choix des couleurs. Plusieurs
types de personnalisation sont liés à des événements
de la vie (mariage, naissance, baptême, soirée,
amour, anniversaire, clin d’oeil). Il existe
une rubrique spéciale pour les entreprises (http://www.mymms.fr/b2b/). La
personnalisation se déroule en trois étapes comme
l’illustre les copies d’écran
ci-dessous:

(source iconographie
: mymms.fr)
Frais de livraison des livres: la jurisprudence Alapage.com
Le conflit qui oppose Amazon, Alapage et le Syndicat Français des Librairies est un cas pédagogique à la fin de ce chapitre.
Le cas reprend le conflit juridique qui oppose le SLF à Amazon et Alapage.
Ceux-ci "offrent" les frais de livraison des livres. Le SLF argue depuis longtemps que du fait du prix unique du livre en France depuis la loi Lang, ces sites ne respectent pas la loi.
Plusieurs condamnations en première instance et en appel ont confirmé cette vision ( voir ici).
Or, la cour de Cassation en date du 6 mai 2008, vient de renverser totalement cette analyse en donnant raison à Alapage.com et en renvoyant l'affaire en Cour d'appel qui pourra difficilement ignorer l'analyse faite par la plus haute instance juridictionnelle française.
La gratuité des frais de port doit donc être vue comme une action promotionnelle ou une action de fidélisation du site marchand et non comme un acte de concurrence déloyale avec les libraires indépendants. Nul doute que la France est en train de revenir à une situation "normale" en la matière car aucun autre pays européen ne se pliait à de telles règles en matière de vente à distance du livre.
